
Rouler chaque jour sur l'A15 vers Paris devrait suffire à garder un moteur propre, pense-t-on souvent. Ce n'est vrai qu'en partie. À Saint-Ouen-l'Aumône, ville de plus de vingt-cinq mille habitants face à Pontoise, sur l'autre rive de l'Oise, beaucoup de conducteurs alternent voies rapides embouteillées et petits trajets, un cocktail qui favorise la calamine.
Decalaminage moteur Saint-Ouen-l'Aumône
Une autoroute dégagée permet au FAP de se purger, c'est vrai. Mais dans les ralentissements, le moteur tourne peu chargé, l'EGR reste largement ouverte et la combustion produit davantage de résidus. Les bouchons ne nettoient rien.
Ces résidus colonisent les soupapes d'admission, la tubulure, le dessus des pistons et le volume de la chambre. Ils durcissent avec la chaleur et deviennent une calamine qu'un simple coup d'accélérateur ne détache pas.
Le décalaminage à l'hydrogène s'en charge. Moteur au ralenti, la machine branchée sur l'admission lui apporte de l'hydrogène, qui aide le carburant à brûler plus complètement. La calamine se fragilise, puis s'évacue par la ligne d'échappement. Aucune pièce ne sort du moteur et le régime reste bas, qu'il fonctionne au gazole ou à l'essence.
Au retour, une portion fluide d'autoroute, hors des heures de pointe si possible, laisse au FAP le temps de consumer la suie délogée. Une séance par an suffit à maintenir le résultat.

Nettoyage FAP Saint-Ouen-l'Aumône
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Un trajet quotidien entrecoupé de bouchons ne permet pas toujours au FAP de terminer ses régénérations. Il se remplit, un témoin finit par s'éclairer et la puissance s'effondre.
Récupérer le filtre reste possible dans bien des cas. Le technicien y fait circuler un produit à l'aide d'une machine, ou il obtient du calculateur, valise branchée, une régénération forcée, statique ou dynamique selon la voiture.

